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L’antidépresseur naturel efficace existe-il ?

L’antidépresseur naturel efficace existe-il ?

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L’antidépresseur naturel efficace existe bel et bien ; c’est le constat que fera en 1996, David Servan-Schreiber lors d’une expérience qui constituera un tournant dans sa carrière de médecin.

Il est alors âgée de 34 ans, quand il part mener une évaluation des réfugiés tibétains à Dharamsala, où réside le dalaï-lama, pour Médecins sans frontières, dont il est l’un des cofondateurs aux Etats-Unis. « La médecine tibétaine, à base de plantes médicinales, d’acupuncture et de méditation, avait tout l’air d’être plus folklorique qu’efficace ».

Lorsque j’ai demandé à des gens pour lesquels j’avais une grande  estime : « Qui allez-vous voir quand vous êtes malade ? », tous m’ont répondu : « Si nous avons une fracture ou une appendicite, nous consultons la médecine occidentale. Mais si nous avons une maladie chronique, ces traitements ne marchent pas. » 

Ce fut pour David une vraie prise de conscience. Ce que l’on traitait en Occident, c’étaient des maladies chroniques avec les moyens de la médecine d’urgence.
Or, en psychiatrie, toute maladie est chronique et notamment la dépression”.

Quand les gens viennent nous voir pour une dépression, nous leur donnons un produit pour traiter les symptômes, pas pour guérir la maladie elle-même.

En effet, les antidépresseurs représentent encore à ce jour, la première ligne de traitement contre la dépression, même légère. Mais nous verrons plus tard dans cet article, pourquoi et comment leur efficacité à été volontairement surestimée alors qu’en parallèle les traitements phytothérapiques, ont eux été sous-estimés.

D’ailleurs, le fait que la médecine continue d’ignorer superbement les solutions de la phytothérapie n’est pas étranger à notre record de consommation de psychotropes. En Angleterre et en Allemagne par exemple, 60% des dépressions sont traitées par remèdes naturels.

Mais peux on affirmer pour autant que l’antidépresseur naturel représentera-t-il une solution de première ordre dans les années à venir ? Nous faisons le point.

 

Dépression : Nous aurait-on menti?

Si tout le monde croit savoir, tous ne connaissent pas la réalité de cette affection. Qui n’a pas été triste ? Qui n’a pas été confronté à la perte d’un être cher ?

Mais, d’un point de vue médical, la dépression est un état bien différent. Il faut l’avoir éprouvé pour savoir ce que c’est, vous diront, à juste titre, ceux qui sont passés par là. La dépression est un état pathologique qui survient brutalement ou progressivement, et plus rien n’est comme avant. Le sujet perd tout dynamisme, le goût des choses de la vie, le sommeil et l’appétit, le moral, la capacité à éprouver des émotions…

Mais rassurez-vous la solution douce à ce mal puissant existe et elle est disponible autour de nous, dans la nature.

"Le manque de sérotonine", un concept marketing avant tout?

Peut-être qu’en tant que patient on vous a déjà raconté cette histoire : “Il existe une substance chimique appelée « sérotonine » qui fait que les gens se sentent bien, et certaines personnes en manquent naturellement dans leur cerveau. Vous êtes clairement une de ces personnes. Heureusement, il existe des médicaments qui rétabliront votre taux de sérotonine à celui d’une personne normale. Prenez-les et tout rentrera dans l’ordre”. Une potion miracle en quelque sorte.

En effet, vous irez surement mieux, puis il est fort probable que le mal reviendra. Vous retournerez donc chez votre médecin, et il se peut qu’il vous tienne ce discours. “ Vous êtes à une dose insuffisante” ou “ il faut changer de molécule”.

Ainsi, 20 milligrammes deviendront 30 milligrammes; ou la pilule blanche deviendra bleue. Puis vous vous sentirez mieux un temps, un temps seulement… Car le fond du problème c’est que nous ne traitons pas réellement la maladie. 

 

surmédicamentation

L’idée, avec la prise d’antidépresseurs, est simplement de réduire au maximum les symptômes temporairement car il se trouve qu’entre 65 et 80% des personnes sous médicaments sont à nouveau déprimées dans l’année. Il suffit d’aller arpenter les forums qui traitent de dépression pour s’en apercevoir.

Un paquet d’études récentes contredisent cette association manque de sérotonine/dépression. En réalité, ça tient plus du concept marketing que de la science.

Les antidépresseurs des médicaments qui font l’objet d’études biaisées.

Le professeur Irving Kirsch de l’Université Harvard est le Sherlock Holmes de la médecine. Il a examiné de près les données sur les médicaments donnés aux personnes dépressives et anxieuses à travers le monde et le constat n’était pas glorieux.

Dans les années 1990, il prescrivait lui-même avec confiance des antidépresseurs chimiques à ses patients. Il faut reconnaître que les preuves scientifiques étaient là : Prendre un antidépresseur améliorait dans 70% des cas la santé mentale des patients. Mais il était évident que le constat sur le terrain n’était pas aussi significatif.

Il a alors commencé à enquêter sur la question et a présenté une demande d’accès aux données que les sociétés pharmaceutiques avaient collectées en privé pendant des années.

Quand vous prenez des selfies, vous prenez 30 photos, jetez les 29 où vous tirez une tête “inacceptable” à vos yeux, et choisissez la meilleure photo pour votre profil Tinder. Il s’est avéré que les sociétés pharmaceutiques – qui finançaient presque toutes les recherches sur ces médicaments – adoptaient ce principe pour démontrer l’efficacité des antidépresseurs chimiques. Ils finançaient un très grand nombre d’études, éliminaient toutes celles suggérant que les médicaments n’avaient que des effets très limités, puis ne publiaient que celles qui donnaient de bons résultats. Un exemple : dans un essai, le médicament a été administré à 245 patients, mais la société pharmaceutique n’a publié les résultats que pour 27 d’entre eux. Ces 27 patients se trouvaient être ceux pour lesquels le médicament semblait effectivement être efficace.

Nous tenons néanmoins à vous dire, que les antidépresseurs ne sont pas non plus à bannir totalement et que vous ne devriez pas non plus arrêter un traitement en cours si celui ci donne de bons résultats. Pour cause, les antidépresseurs peuvent s’avérer dans un premier temps salvateurs, dans les cas de dépressions sévères notamment. Non ce qui est remis en cause ici est leur capacité à réellement soigner la dépression à moyen et long terme.

la rhodiola : l'antidépresseur naturel de l'ex-urss.

En phytothérapie, souvent nous nous heurtons à un problème majeur, l’absence d’étude de grande ampleur quant aux pouvoirs sur la santé des chères plantes qui nous entourent. La nature ne pouvant être brevetée, les gains financiers potentiels des groupes pharmaceutiques s’en trouvent amoindri. Mais ceci est un autre sujet….

Heureusement c’est loin d’être le cas avec la Rhodiola Rosea qui a fait l’objet de plus 300 études.

La plante fait partie des plantes dites adaptogènes. Si vous ignorez encore le concept de plantes adaptogènes, nous vous conseillons vivement de lire l’article que nous avons écrit à ce sujet, vous risquez d’être surpris.

Le pouvoir anxiolytique de la rhodiola était déjà acquis depuis de nombreuses années mais il s’avère qu’elle pourrait, également être, une alternative crédible à la prise d’antidépresseurs. C’est en tout cas ce qu’attestent plusieurs études et notamment celle dirigée par le docteur Jun James Mao de l’école de médecine de l’Université de Pennsylvanie.

Pendant 12 semaines, 57 personnes souffrant d’épisode dépressif ont reçu soit un extrait standardisé de rhodiola, soit de la sertraline (antidépresseur inhibiteur de la recapture de sérotonine) soit un placebo.

Les chercheurs ont mesuré l’évolution de la dépression des participants au cours de cette période et ont ainsi pu constater une nette amélioration des symptômes dépressifs chez les patients sous sertraline et chez les patients sous rhodiola.

Mais là où la magie opère réellement, c’est que les effets secondaires rapportés par les patients sous rhodiola étaient deux fois moins importants.
Il est à noter que ce végétal permet également de lutter contre le stress chronique et prévenir les rechutes dépressives.

Et aucunement besoin de quelconque prescription, la rhodiola peut s’acheter directement sur internet. Attention toutefois à sélectionner un produit de qualité.

Même si cette plante est facilement trouvable sous la dénomination de “complément alimentaire”, son usage doit être surveillé avec attention.
Notamment quand il est associé à d’autres médicaments.

Pour vous aiguillez nous avons écrit un article complet sur la rhodiola.

En allemagne, le millepertuis plus prescrit que les antidépresseurs classiques.

Pendant des siècles, nombreuses étaient les régions du monde où le millepertuis était utilisé pour soulager les âmes en peine.

Les médecins l’étudiaient, écrivaient sur lui, le prescrivaient mais avec l’avènement des produits pharmaceutiques au début du 20eme siècle, le millepertuis est peu à peu tombé en désuétude. 

Maintenant, cependant, l’ancien antidépresseur naturel a soudainement retrouvé ses lettres de noblesse. Une foule de nouvelles études cliniques a vu le jour indiquant toutes que, fidèle aux légendes qui accompagnaient cette plante, le millepertuis procurait un réel soulagement mesurable pour les personnes souffrant de dépression légère à modérée, ainsi que d’anxiété. Et cela sans les effets secondaires de médicaments comme la fluoxétine ou la paroxetine qui dominent actuellement le marché mondial des antidépresseurs, d’une valeur de près de 6 milliards de dollars.

Un succès si important, qu’en Allemagne, où la plupart des nouvelles recherches ont été menées, le millepertuis a écrasé la concurrence du marché des antidépresseurs. Vendu dans les épiceries et les pharmacies, ce médicament est désormais 4 fois plus prisé que son concurrent le plus proche, le Prozac.

 

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également reconnu le millepertuis comme un antidépresseur naturel utile dans le traitement de la dépression légère à modérée.

Attention toutefois aux interactions avec certains médicaments dont il amoindrit les effets : pilules contraceptives, antidépresseurs, régulateurs de l’humeur ou anticoagulants. Gardez à l’esprit que “remède naturel” ce signifie pas “sans danger”.

Le CBD, expérience consommateur d'un antidépresseur naturel prometteur.

La dépression, de par sa nature même, donne le sentiment d’être piégé, comme si aucune issue n’existait. Et lorsque ce qui vous rend dépressif paye également vos factures, vous pouvez vraiment avoir l’impression d’être pris au piège.

Nicolas 27 ans, se retrouvait dans les 16% des gens adultes vivant au jour le jour avec la dépression.
Après un changement de travail qu’il accepta principalement pour sa rémunération, Nicolas réalisa que ses attentes étaient loin d’être remplie.

J’étais en train de pourrir dans un bureau, j’avais l’impression de ne rien créer de valeur et je n’existais que pour gagner plus d’argent pour ceux qui en possédaient déjà plus que nécessaire”   

Après environ trois mois, je ne pouvais plus me lever le matin à cause de la fatigue mais également d’un sentiment d’anxiété et de déprime invalidante. Mon anxiété m’empêchait également de dormir – alors je buvais toutes les nuits pour m’endormir.

dessin personne déprimée

Le point de rupture est arrivé une nuit lorsque je me suis retrouvé à siphonner une bouteille entière de whisky avant de finalement m’évanouir sur le canapé vers 4 heures du matin. Ma copine m’a trouvé le lendemain matin, une bouteille vide sur la table basse. C’était un mardi et je n’avais participé à aucune fête la veille. Il était temps de trouver une solution afin d’éviter de perdre pied totalement.

Malheureusement ni les antidépresseurs, ni les hypnotiques, ni même la combinaison des deux, n’en ont été une. J’avais une copine et les problèmes de libido que me causait les médicaments m’empêchaient clairement de voir mon salut dans les antidépresseurs.

Je me souvenais des bienfaits du CBD, que j’avais pu essayer avant sa légalisation car il était prescrit à ma sœur qui souffrait d’autisme accompagné de crise d’angoisse. J’ai donc investi dans l’achat d’huile de CBD. Les résultats ne se sont pas fait attendre, rapidement le CBD  me permit d’entrevoir les journées différemment. Ma tendance à la procrastination s’était comme évaporée.

Ayant plus d’énergie et maîtrisant mon anxiété, j’étais redevenu productif en dehors du travail. Certaines nuits, je rafraîchissais mon CV, ou mon profil LinkedIn. D’autres soirs, je prenais le temps de recontacter mes amis de longue date. Puis de file en aiguille tout s’est arrangé.

 

Qu'en dit la science.

Virginia Thornley , neurologue diplômée à Sarasota, en Floride, à passer en revue nombres articles scientifiques sur le cannabidiol, et voilà ce qu’elle en dit : “ Les effets du CBD sont similaires à ceux des médicaments anti-anxiété ou des antidépresseurs. Le CBD n’a aucune propriété psychoactive par rapport au THC à forte dose et contribue également au trouble de stress post-traumatique « , a-t-elle déclaré.

Des chercheurs de l’Université de São Paulo au Brésil ont constaté des avantages similaires dans le traitement de l’anxiété sociale et de la peur, avec des résultats montrant que « les cannabinoïdes réduisent l’anxiété chez les patients atteints de phobie sociale », selon leur étude de 2017.

D’après d’autres études menées par des chercheurs allemands, l’activité chimique du CBD vise et améliore la transmission des récepteurs de sérotonine dans le cerveau, dont les récepteurs 5-HT1A. En réduisant l’absorption de sérotonine, le cerveau peut envoyer des signaux plus positifs pour aider à diminuer les symptômes de la dépression.

De plus, des études cliniques montrent que le CBD peut stimuler la croissance de l’hippocampe. Cela provoque ainsi la création de nouveaux neurones, la neurogenèse.

Le safran ou or rouge : L'antidépresseur naturel au rayon épice.

Un autre antidépresseur naturel méconnu qui ne nécessite aucune ordonnance est le safran. D’ailleurs cette épice, a d’abord été utilisé pour ses vertus médicinales avant de trouver son usage domestique en tant que condiment. Il sert l’humanité depuis des millénaires à la fois comme herbe culinaire et comme herbe médicinale. On dit d’ailleurs à son sujet, que Cléopâtre prenait des bains au safran pour exalter son charme et qu’Alexandre le Grand s’en servait pour panser les plaies au combat.

Un avantage peu connu du safran est que c’est l’un des suppléments à base de plantes les plus prometteurs pour la dépression. Des études ont montré qu’il était aussi efficace que le Prozac et que les antidépresseurs tricycliques pour la dépression. Il se pourrait donc que dans un avenir proche il permette d’améliorer le quotidien des personnes souffrant de dépression.

Le mécanisme exact n’est pas encore bien compris, mais le safran semble agir en agissant sur le métabolisme de la sérotonine. Un autre avantage notable du safran est qu’il réduit la faim et le besoin de grignoter. Véritable épice antidépressive, le safran peut également être utile pour l’anxiété, les TOC et le syndrome prémenstruel.

Bien que généralement considéré comme sûr, son utilisation est pour autant déconseillé en cas de grossesse à des doses élevées car il aurait des effets abortifs (risques d’avortement ou de fausses couches) en augmentant les contractions utérines. 

Lorsque vous achetez des compléments alimentaires, la qualité compte, mais avec le safran, c’est d’autant plus vrai. Du fait, qu’il soit compliqué à produire, son prix est élevé, la fraude au safran est donc endémique.

Dans la gamme des épices aux vertus antidépressives, le curcuma et son composé actif la curcumine aurait également des effets antidépresseurs approuvés. 

 

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