fbpx

la rhodiola : plante de la bonne humeur par

rhodiola rosea
Partager sur facebook
Partager sur linkedin
Partager sur twitter
Partager sur email

Parfois, nous rencontrons un problème lorsque nous commençons à faire des recherches sur les bienfaits d’une plante médicinale pour la santé. Car souvent il n’y a pas d’essai clinique d’assez grande ampleur réalisé sur l’homme. Il est donc périlleux de discuter des vertus potentielles d’une plante ainsi que de son niveau de sécurité. Heureusement c’est loin d’être le cas avec la Rhodiola Rosea, qui dans la discipline de la phytothérapie, est reine.

En effet, les premières études scientifiques sérieuses à son sujet remontent à un temps révolu depuis, celui de l’ex-URSS. C’est à l’abri des regards, qu’une grande partie des tests réalisés sur les plantes adaptogènes ont été effectués dans les années 1960-1970 par le Ministère de la Défense depuis des laboratoires d’une ville de recherche située dans les très froides latitudes de la Sibérie.

Car bien avant que les Russes ne soient surpris en train de doper leurs athlètes avec des stéroïdes, l’ex-Union soviétique avait passé des décennies à chercher secrètement des plantes qui aideraient leurs Olympiens, ainsi que leurs soldats et leurs astronautes, à améliorer leurs performances physique et leur résistance au stress.

Les Soviétiques recherchaient ce qu’ils appelaient des « adaptogènes », des espèces de plantes qui auraient la faculté d’augmenter la capacité du corps à s’adapter aux situations de stress physiques comme mentales, sans entraîner d’effets secondaires graves. En quelque sortes de supers plantes psychostimulantes et anti-anxiété.

De toutes les plantes testées, c’est la Rhodiola ou racine dorée pour les intimes- une plante vivace qui ne pousse que dans les climats montagneux arctiques enneigés, dont la racine à presque l’odeur de la rose – qui a donné les résultats les plus spectaculaires.

Les Russes ont ainsi découvert, que les propriétés de la plante permettaient aux soldats de rester calmes et actifs pendant les tests de privation de sommeil, aux sportifs de renforcer leur organisme ainsi que leur endurance, et aux cosmonautes de rester émotionnellement stables après des semaines d’isolement en haute altitude. Et le tout en améliorant les fonctions cognitives !

dessin alien espace

Cependant, bon nombre des premières expériences russes sur la rhodiola ne respectent pas les normes scientifiques actuelles. Fort heureusement, 180 études ont vu le jour depuis.

Confirment-elles alors, les presque miraculeuses propriétés que les Russes leurs attribuaient ?

Rhodiola dépression et stress.

Je crois qu’on peut affirmer sans peine que Juliette Bergman, âgée de 64 ans, est malchanceuse. Elle travaillait, en  effet, dans l’une des tours du World Trade Center en 1993, lorsqu’elle a été bombardée pour la première fois, puis à nouveau le 11 septembre 2001 quand les avions ont frappé les deux tours.

dessin World Trade center

Alors certes elle est encore présente pour nous raconter son histoire, ce qui est déjà un petit miracle en soit, mais ces deux évènements ont eu raison de son moral. Et c’est un euphémisme car Juliette a développé un syndrome de choc post-traumatique.  

Pendant huit ans, Juliette a pris des antidépresseurs. Elle a gagné plus de 20 kilos et dû faire face aux nombreux effets secondaires sans pour autant vaincre l’anxiété qui l’accompagnait du levé au couché. Face à cette situation sans issue, Juliette décida de rencontrer Patrica Gerbarg et Richard Brown, deux éminents psychiatres exerçant à New York, dans l’espoir de trouver enfin une solution. Cette fois-ci, au lieu de mettre Juliette sous une nouvelle molécule antidépresseur, ils lui ont fait essayer l’herbe de Sibérie, la rhodiola rosea.

C’est à ce moment là que les choses, ont commencé à changer pour Juliette et pour le mieux. Avec son action douce, la rhodiola, à peu à peu reconstruit l’équilibre émotionnel de Juliette et l’absence d’effet secondaire important y a contribué fortement.

Aujourd’hui, dépression et angoisse ne sont qu’un lointain souvenir pour Juliette. Alors s’agit-il d’un témoignage isolé, d’un concours de circonstances ? La science nous éclaire.

La rhodiola, qu'en dit la science.

En Norvège, un groupe de scientifiques a mené une étude de phase III pour vérifier l’innocuité et l’efficacité de Rhodiola. Les patients souffrant d’un épisode actuel de dépression légère à modérée ont eu l’occasion de tester sur une période de 6 semaines, des compléments alimentaires de Rhodiola. Le groupe comprenait des hommes et des femmes âgés de 18 à 70 ans.

Certains patients ont reçu un placebo tandis que d’autres ont reçu l’extrait de racine de Rhodiola. Au jour 0 et au jour 42, la sévérité de la dépression a été mesurée avec un questionnaire HAMD.

Les auteurs ont ainsi pu conclure qu’à une posologie de 340 à 680 mg / jour de Rhodiola sur une période de 6 semaines, la plante entraînait une amélioration significative des symptômes dépressifs et anxieux. Fait intéressant, aucun effet secondaire grave n’a été signalé. (Darbinyan, 2007).

Dans une autre étude menée en Suède sur les personnes souffrant de fatigue liée au stress, les chercheurs ont démontré le pouvoir de la Rhodiola à réduire les effets de la fatigue, à augmenter les performances mentales, à diminuer le taux de cortisol, une hormone du stress sanguin, et à réduire le stress dans son ensemble.

En réalité, plus de 300 études sur la Rhodiola ont mis en lumière les propriétés antistress et antidépressives de la plante.

Nous pouvons donc affirmer sans crainte que la Rhodiola permet de lutter contre la dépression et aide à combattre le stress, et que la prise d’extrait de racine ne produit aucun effet négatif important. Ce qui contraste vivement avec les médicaments utilisés aux mêmes fins, qui provoquent généralement des troubles du sommeil, des troubles digestifs, un dysfonctionnement sexuel et divers troubles de l’humeur.

etes-vous sceptique quant a l'efficacité des plantes médicinales ?
Ce paragraphe est pour vous.

Ces gentilles plantes qu’on a tous un jour acheté en pharmacie, ces plantes que l’on prend sans grande conviction, en complément alimentaire ou en tisane, simplement parce qu’elles “ne peuvent pas faire de mal”.

Eh bien, il s’avère que certaines d’entre elles sont parfaitement capables de produire des effets similaires voir supérieurs, preuve scientifique à l’appui, que tel comprimé antimigraineux, tel comprimé anti-fatigue, tel somnifère ou tel antidépresseur des plus modernes.

En réalité, au début du 21ème siècle, 11% des 252 médicaments considérés comme « essentiels » par l’Organisation mondiale de la santé, avaient pour composition exclusive des plantes à fleurs.

Mais ce chiffre, certes impressionnant, ne suffit pas à rendre compte du potentiel de la nature. Car en réalité, chaque jour qui passe fait l’objet de nouvelles découvertes prometteuses. Simplement entre 2016 et 2017, à titre d’exemple, 11 000 plantes médicinales, aux effets avérées, ont été découvertes dans bon nombre de pays à travers le monde portant leur total à près de 28 000 en 2019, un catalogue médicinale déjà plus qu’honorable.

Parmi ces plantes recensées, plusieurs centaines d’entre elles pourraient permettre de soigner les démences, le diabète ou encore la malaria et des centaines d’autres pourraient être une aide crédible au traitement de la dépression et de l’anxiété.

Au-delà de ces découvertes, bon nombre de plantes, déjà largement utilisées, rivalisent haut la main avec nos médicaments chimiques et cela sans les effets secondaires de ces derniers.

C’est le cas, entre autres, du Safran des Indes ou curcuma, cette poudre au jaune étincelant dont les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires sont parmi les plus puissantes au monde ou encore du millepertuis dont l’efficacité antidépressive est comparable aux antidépresseurs ou même encore le controversé cannabis dont son action sur le système nerveux central est étonnamment puissante, pour le meilleur comme pour le pire.

Autre critère qui plaide pour l’utilisation d’herbes médicinales, c’est le prix.
En effet, les herbes sont traditionnellement moins chères que leurs homologues fabriqués par l’homme.

Attention toutefois à les manier avec précaution, « naturel » ne rime pas forcément avec « sans danger », notamment quand les plantes sont associées avec les traitements conventionnels.

Pourquoi se soigner par les plantes ?

Dans la médecine occidentale, lorsqu’un végétal présente une bioactivité chez l’homme, nous  attribuons cet effet à un seul composé prédominant dans la plante. Nous appelons cela le “principe actif”. Nous cherchons ensuite à l’extraire pour le synthétiser et en faire un produit pharmaceutique.

Ensuite, nous laissons la plante de côté sans chercher à utiliser aucun des autres composés, sans non plus penser les interactions complexes qu’il existe entre les différents composés de la plante. Là est notre erreur.


le cas de la feuille de coca.

Prenons le cas de la feuille de coca. Pour la plupart, il s’agit simplement de la source de la cocaïne, une drogue plus que problématique qui crée une dépendance. Pour les Indiens des Andes, la feuille de coca entière est la plante médicinale par excellence. Ils l’utilisent pour traiter les troubles gastro-intestinaux. Du point de vue de la pharmacologie occidentale, cela n’a aucun sens. La cocaïne stimule les intestins, augmente l’activité intestinale, ça ne saurait donc être un traitement pour les troubles intestinaux.

Cependant, si vous examinez attentivement le réseau moléculaire de la feuille de coca, vous pourrez découvrir 14 alcaloïdes bioactifs, avec la cocaïne en plus grande quantité. Bien que la cocaïne agisse comme un stimulant intestinal, d’autres alcaloïdes de la coca peuvent avoir exactement l’action opposée, ils inhibent l’activité intestinale.

Quand nous prenons la plante dans son ensemble il se peut que les actions soient paradoxales.

medecin

Alors quel processus prend le pas sur l’autre ?

En réalité, cela dépend simplement des besoins qu’en a notre corps. La plante offre à l’organisme plusieurs options envisageables. Les plantes capables de telles prouesses appartiennent à la famille des adaptogènes. Parmi lesquelles existent la Rhodiola, le ginseng ou encore le champignon reishi, pour ne citer qu’elles. Ces plantes ont la capacité d’à la fois tonifier l’organisme si cela est nécessaire ou de le calmer si l’état présent l’impose.

Utiliser la plante et ses nombreux principes actifs, agissant tous en synergie est donc une excellente façon d’aborder différemment le traitement de la maladie. Et sans aucun doute le meilleur.

Soyons clairs. Parfois, il est indispensable de prendre un traitement usuel car le corps à besoin d’une réponse rapide. Par exemple, lors d’un choc anaphylactique, les récepteurs du corps n’ont pas le temps de sélectionner des effets spécifiques. Un médicament tel que l’épinéphrine pure peut donc sauver la vie.

Mais dans de nombreux cas, en particulier avec les maladies chroniques et dégénératives de la civilisation moderne, il est tout à fait approprié d’utiliser la phytothérapie, en laissant le corps participer au processus de guérison, et en le laissant  choisir exactement ce dont il a besoin. Grâce à ce processus, certes plus lent, l’organisme peut développer un nouvel équilibre; un équilibre dynamique qui l’aidera, à l’avenir, à faire face au stress en parfaite autonomie.

Facteurs à prendre en compte lors de la prise de Rhodiola.

De manière générale, avant d’acheter des compléments alimentaires, il est indispensable de prendre en compte la qualité du produit pour que son action soit significativement efficace.

Dans le cas de gélule de Rhodiola rosea, c’est leur teneur en salidroside et en rosavines, les deux des substances chimiques les plus actives présentes dans la Rhodiola, qui doivent être prise en compte.

Le docteur Andrew Weil, ardent défenseur des médecines alternatives aux Etats-unis, a écrit un article à ce sujet recommandant un extrait de racine de Rhodiola rosea bio standardisée contenant 2 à 3% de rosavine et 0,8 à 1% de salidroside pour une réponse biologique optimale.

Posologie.

La posologie de la Rhodiola en capsule / comprimé est comprise entre 100 mg et 600 mg par jour.

Il s’agit d’une posologie sûre et efficace. Largement utilisée dans les études, elle n’a pas provoqué d’effets indésirables. Des doses supérieures, dépassant 1000 mg, ont été utilisées seulement chez des patients souffrant de syndrome dépressif majeur dans un cadre surveillé. Il est important, pour une première utilisation, de commencer avec de petites doses et d’augmenter le dosage au fur et à mesure (si besoin), sans dépasser les limites.

infographie rhodiola

Si vous avez aimé cet article, nous vous invitons à nous suivre sur Facebook !

Cet article a 3 commentaires

Laisser un commentaire

Fermer le menu