fbpx

Se soigner par les plantes : 4 histoires pour

zeus illustration marrante
Partager sur facebook
Partager sur linkedin
Partager sur twitter
Partager sur email

La phytothérapie ou l’art de se soigner par les plantes est aujourd’hui un sujet qui fait débat. En réalité, cette controverse est née avec l’essor de la chimie et des premiers médicaments de synthèse au début du 20ème siècle. Car en effet des mésopotamiens aux Grecs en passant par les égyptiens, les babyloniens et les populations natives américaines pour ne citer qu’elles, les plantes médicinales étaient largement utilisées et documentées.

Mais alors comment en est-on arrivé à presque ignorer des millénaires de savoir médicinale ? A mon sens, car nous voulons opposer médicaments chimiques et plantes médicinales, car nous voulons les comparer avant tout dans leur efficacité immédiate. En réalité, leur mode d’action est différent.

Pourquoi se soigner par les plantes ?

Les médicaments modernes peuvent être très efficaces et dans un laps de temps très court, mais ce sont ce que j’appelle des « dérogations énergiques aux fonctions naturelles du corps ». En d’autres termes, le médicament dit au corps « Fais-le maintenant, que cela te plaise ou non ». Ce processus de réorientation si forte peut être très stressant pour les organes et les tissus. Ce stress se traduisant souvent par des effets secondaires, qu’ils soient à court ou à long terme.

Les herbes médicinales sont, en revanche, une toute autre approche de la médecine, une suggestion douce, un «faisons cela ensemble». Elles fournissent non seulement le message, mais également les ressources nécessaire pour y répondre, surtout quand elles sont habilement combinées dans des formules.

Un usage approprié, et j’ai bien dit approprié, des plantes médicinales, est possible au quotidien et sur le long terme comme soin correctif, traitement de soutien, en association ou comme alternative aux médicaments usuels.

Mais trêves de bavardage voici, comme promis, 4 histoires qui vous convaincrons certainement que se soigner par les plantes est possible et est peut être même une partie de l’avenir de la médecine.

1. Les plantes peuvent vous soigner car elles savent le faire pour elles-mêmes.

Comment fonctionnent les plantes médicinales ? L’histoire étonnante du champignon-chenille, originaire du Tibet, va certainement vous éclairez.

Il y a plus 3000 ans au Tibet sur les haut-plateaux de l’Himalaya, des éleveurs de Yaks constatèrent que certains de leurs troupeaux se reproduisaient beaucoup plus vite que d’autres, qu’ils étaient aussi plus énergiques, plus forts et plus agiles. La particularité de ces troupeaux était l’altitude à laquelle ils pâturaient.

Interloqués, les éleveurs décidèrent alors d’analyser les pâturages. Ils remarquèrent alors, qu’entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, un champignon semblable à une chenille se répandait. Ils décidèrent d’incorporé ce champignon à leur alimentation pour en vérifier leurs supposés effets. Le constat fut sans appel, le champignon avait en effet des propriétés incroyables sur le corps : diminution de la fatigue, augmentation de l’endurance et des performances physique pour ne citer qu’elles.

C’est alors que les tibétains commencèrent à le récolter pour leur propre consommation. Les bienfaits du champignon étaient tels que les plus fortunés et les plus puissants de Chine s’en procurèrent rapidement. On l’appela « l’élixir de vie » ou « or brun ».

Aujourd’hui, ils s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 32 000 euros le kilo et 108 euros le gramme au détail (non vous ne pouvez pas le cultiver dans votre jardin !), pour sa capacité à améliorer les performances pulmonaires, à augmenter l’endurance et le souffle, à soigner les affections respiratoires notamment la bronchite et l’asthme ainsi qu’à soulager le stress et prévenir la dépression.

Mais comment réalise-t-il ces prouesses et surtout, quel rapport avec le titre de ce paragraphe ?

C’est un champignon qui ne vit qu’au-dessus de 4000 mètres d’altitude, dans les hauteurs de l’Himalaya. A cet hauteur, nul besoin de vous dire, que la vie se fait rare du fait du manque d’oxygène. En réalité, l’oxygène disponible est moitié moins importante qu’au niveau de la mer.

Le champignon-chenille tient sa survie à son étonnante faculté à optimiser au mieux le moindre volume d’oxygène qui lui parvient.

Ainsi quand nous consommons ce champignon, une partie de cette capacité nous est transmise. Son remède devient donc le nôtre.

champignon chenille illustration

Ce principe peut être généralisé à l’ensemble des plantes médicinales. En effet, selon leur lieu de pousse, elles acquièrent une morphologie particulière et une composition chimique spécifique. Ainsi, chaque plante est composée de milliers de substances actives, présentes en quantité variable.

Ces principes actifs isolés ne sont pas d’une grande efficacité, mais lorsqu’ils sont prélevés avec d’autres substances de la plante, ils révèlent leur aspect pharmacologique. On parle alors de synergie, car contrairement aux médicaments allopathiques qui ne sont composés que d’un seul principe actif, les médicaments phytothérapeutiques utilisent l’ensemble des constituants de la plante. Ce qui octroie à certains végétaux leurs effets curatifs et préventifs chez leurs utilisateurs.

2. Les remèdes naturels peuvent être très puissants, le cas de la grenouille magique.

Lors d’une expédition, il y a 30 ans de cela, Loren McIntyre, célèbre photojournaliste spécialiste de l’Amérique du sud, qui découvrit entre autre la source de l’Amazone, se perdit à la frontière entre le Brésil et le Pérou.

Après quelques jours d’errance dans cette jungle, ses forces finirent par s’évanouir en même temps que l’espoir d’être un jour secourue. C’est à ce moment là, qu’un groupe d’homme apparu à travers la densité de la végétation locale. Il s’agissait en réalité de membre de la tribu des Matsés, tribu parfaitement isolée du reste du monde.

Ils lui fit signe de les suivre dans la forêt, ce qu’elle fit. Là ils sortirent des paniers en feuilles de palmiers, contenant de petites grenouilles d’un vert clinquant, puis les léchèrent. Ils invitèrent Loren à en faire de même. Ce remède du moins étonnant, eu le mérite de lui redonner force, énergie et courage de manière à affronter la journée de marche qui l’a séparait du campement des Matsés.

A son retour Loren écrit un article sur son aventure et sur la particularité de cette grenouille. L’article tomba, à l’époque, dans les mains de l’éditeur du Hight Times magazine. La curiosité l’a poussa, à son tour, à aller expérimenter la chose lui-même en Amazonie.

Son retour d’expérience ne fut pas aussi joyeux. Elle écrit notamment :  « Ma pression artérielle est montée en flèche, j’ai perdu tout contrôle de mon corps, je me suis évanouie comme une masse, je me suis réveillée 6 heures plus tard dans un hamac, j’ai cru avoir été dieu pendant deux jours ».

zeus illustration marrante

Un chimiste italien lu à son tour ce récit et en dit : « L’aspect de théologique de la grenouille ne m’intéresse que très peu, en revanche son impact sur la pression artérielle, bien plus ».

Aujourd’hui, ce chimiste italien a développé un nouveau traitement contre les troubles d’hypertension basé sur la peau de cette grenouille et 8 autres propriétés actives, relatives à notre grenouille, permettant de soigner nombre d’affections, ont été découvertes. Mieux que ça, elle serait la clé à l’élaboration d’un remède contre un staphylocoque résistant à tous les médicaments connus à ce jour.

Cette grenouille, découverte par hasard, est l’un des remèdes naturels les plus forts au monde dans sa capacité à renforcer notre système immunitaire. Il est également 4 000 fois plus puissant que la morphine et 40 fois plus fort que les endorphines endogènes de type B, il améliore la résistance à la fatigue et joue sur notre humeur.

Cette histoire illustre parfaitement, les pouvoirs incroyables que la nature a à nous révéler, mais elle souligne également les précautions que nous devons employer à l’égard des plantes médicinales et autres remèdes dit « naturels ».

Le principe de se soigner par les plantes ou phytothérapie et plus largement les remèdes naturels, connaissent un nouvel essor ces dernières années, ce qui se traduit par un engouement toujours plus accru pour ces pratiques. Néanmoins, gardons à l’idée qu’il faut veiller à encadrer ces nouvelles formes de médication.

Car attention, les herbes médicinales et autres remèdes naturels ne sont pas sans dangers et peuvent se révéler toxiques si ils sont mal ingérées ou en cas de surdosage.

Il est donc important de demander conseil à son médecin avant de prendre ce type de traitement. Avec le développement de la vente libre d’huiles essentielles à base de plantes médicinales, et celui des guides d’automédication, les risques sont de plus en plus importants. Les dosages représentent un aspect essentiel dans ce type de médecine et s’ils ne sont pas respectés, les plantes, aussi mignonnes soient-elles, peuvent devenir dangereuses.

3. Des sorcières et sorciers à Harvard.

Il y a de ça 600 ans, débutait ce qu’on appelle aujourd’hui la chasse aux sorcières. Cet épisode funeste conduira à la mort de près de 70 000 femmes qu’on accusait de sorcellerie.

Mais de quels crimes se rendaient-elles coupables réellement ? Dans les faits, on leur attribuaient des pouvoirs surhumains, on les accusaient de pratiquer la magie noire.

Mais où pouvaient-ils pêcher de telles idées? En réalité, de tous temps, connaître les vertus médicinales des plantes, c’était disposer d’un pouvoir inaccessible au commun des mortels. On se méfiait donc de ceux qui connaissaient les plantes et savaient les utiliser, perçus comme capables du meilleur comme du pire.

Et oui les sorcières n’étaient en réalité que les herboristes et phytothérapeutes d’aujourd’hui, qui n’en voulait, en réalité, qu’à notre bonne santé. Beaucoup de grabuge pour pas grand chose, vous en conviendrez.

Depuis l’image de la sorcière ou du sorcier a bien évolué à l’image du Grand Schtroumpf et du druide Panoramix. Mieux que ça, l’herboristerie anciennement sorcellerie est aujourd’hui enseigné à Harvard et non à Poudlard.

dessin sorcière et chat

4. La plante qui faisait de la concurrence à jesus.

Partons cette fois à Madagascar, et laissez-moi vous présenter une de mes plantes traditionnelles préférées. Il ne s’agit pas ici de guérir quelconque maladie, la vieillesse n’en étant pas une. Cette plante sauvage détient en réalité la recette de la beauté éternelle, quête centrale de nos sociétés modernes.
 
Répondant au doux nom de “Résurrection”, cette plante a développé une tolérance remarquable à la sécheresse, qui lui permet de supporter une déshydratation jusqu’à 98% pendant une durée de plus d’un an et ce sans dommages, et malgré ça, elle peut se régénérer presque complètement d’un jour sur l’autre et fleurir à nouveau. Absolument fantastique n’est-ce pas ?
 
Intéressons nous au processus de vieillissement humain. Vous voyez surement déjà où je veux en venir. Les signes de vieillissement cutané que nous connaissons résultent en fait de la perte d’eau de l’épiderme supérieur. Grâce à ses propriétés, cette plante offre donc aux chimistes cosmétiques de très importants principes actifs qui, dans un avenir proche, nous permettront de contrer les méfaits du temps.

 

Il y a un proverbe surinamais que j’ai découvert en écrivant cet article et que j’affectionne tout particulièrement : “Les forêts tropicales ont les solutions aux réponses qui n’ont pas encore été posées”.
 

Alors à chaque fois qu’une forêt est coupée, c’est une source d’information sur nous-même qui s’envole, à chaque fois qu’un marais est asséché, c’est un laboratoire potentiel qui disparaît avec, et que nous ne le retrouverons plus jamais.

Pour finir.

“Vivre en harmonie avec la nature”, au delà d’être un concept bobo presque insoutenable, est une suggestion qui nous apparaît de plus en plus nécessaire d’autant plus au vu de l’actualité.

Nous avons encore énormément à apprendre de la nature, notre association avec elle ne peut être que gagnante, pensez-y vraiment.

En espérant avoir réussi à susciter votre intérêt, voir mieux, vous avoir convaincu que se soigner par les plantes est plus qu’une simple alternative à la médecine occidentale. 


Si vous avez aimé ces 4 petites histoires, je vous invite à nous suivre sur Facebook !

Cet article a 4 commentaires

Laisser un commentaire

Fermer le menu